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Série photo "Pellicule mémorielle - Part I" - Nécropole Notre-Dame-De-Lorette

Une série de photo qui nous fait (re)découvrir l’anneau de la Mémoire'.

À l’issue de la Première Guerre mondiale, la France doit faire face à une catastrophe humaine sans précédent : des centaines de milliers de morts, souvent enterrés à la hâte près des lignes de front, parfois dans des fosses communes ou des sépultures provisoires.

Dès 1915, l’État pose un cadre légal pour organiser les sépultures militaires et garantir à chaque soldat « Mort pour la France » un lieu de repos digne. Après l’armistice, il devient nécessaire de regrouper, identifier quand c’est possible, et entretenir ces tombes dispersées dans les zones dévastées du conflit.

Les nécropoles nationales naissent aussi d’une volonté de reconnaissance collective : elles transforment les morts anonymes en figures de la mémoire nationale, tout en offrant des lieux de recueillement aux familles et à la nation.

Elles incarnent enfin une nouvelle façon de penser le deuil de guerre, fondée sur l’égalité des sépultures, la présence du souvenir et la mise en ordre du paysage funéraire.

À partir de 1920, l’État français a permis aux familles de demander la restitution gratuite des corps, ce qui a conduit à de nombreux rapatriements. L’Empire Britannique, de son côté, va faire le choix de ne pas rapatrier les corps d’une part, mais d’autre part de les laisser reposer au plus près des lieux où ils sont tombés, dans des cimetières organisés par la Comission impérale des sépultures de guerre, créé en 1917.

La nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette se situe dans le Pas-de-Calais, sur une colline qui domine la plaine de l’Artois. Inaugurée en 1925, elle commémore les milliers de combattants morts sur un des champs de bataille les plus disputés de la Première Guerre mondiale entre octobre 1914 et septembre 1915.

Elle rassemble aujourd’hui les sépultures de 42 970 combattants, alignées dans un espace solennel et très structuré, conçu pour favoriser le recueillement et la mémoire.

Le lieu se distingue par son caractère monumental : au sommet du site se dressent une basilique et la tour-lanterne, visible de loin et devenue un repère fort du paysage mémoriel.

La nécropole est organisée autour de longues rangées de tombes blanches, auxquelles s’ajoutent plusieurs ossuaires.

Le site fait partie des 139 sites mémoriels et funéraires de la Première Guerre mondiale inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 20 septembre 2023.

Le 11 novembre 2014, le président de la République François Hollande a inauguré, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, un mémorial international : l’Anneau de la mémoire. Ce monument qui jouxte la nécropole se présente sous la forme d’un vaste anneau suspendu, ouvert sur le paysage, qui rassemble environ 600.000 noms de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale, sans distinction de nationalité.

Son architecture contemporaine, pensée par Philippe Prost contraste avec la sobriété de la nécropole voisine, tout en s’inscrivant dans le même espace de mémoire.

Vue aérienne de l’anneau (à gauche), avec la nécropole (à droite et au fond, où on retrouve la basilique et la tour-lanterne). On voit bien ici l’immensité du site, un point de repère étant la taille des véhicules sur le parking (en bas à droite de la photo). Source de l’image: memorial1418.com / ©Sarah Roynette

Le monument impressionne par sa taille et par son principe d’inscription circulaire, qui suggère l’égalité de tous les disparus face au souvenir. En parcourant ses plaques métalliques, le visiteur découvre une longue liste de noms triés simplement par ordre alphabétique et invite à penser la guerre comme une tragédie partagée.

L’anneau est ainsi à la fois un lieu de recueillement pour les familles, un symbole de réconciliation et un hommage collectif aux morts de la guerre.

L’anneau est illuminé tous les soirs jusqu’à 23h avec un spectacle de jeux de lumière retraçant la vie d’un bataillon.

Le site est également associé à un mémorial situé en contre bas à Souchez, Le Centre d’histoire du Mémorial 14-18 (anciennement appelé « Lens 14-18 ») qui est gratuit et à des espaces de promenade, ce qui en fait un lieu de mémoire très fréquenté.

Cette série photo présente le site qui se situe en haut de la colline : la nécropole d’une part (n°001), puis l’Anneau de la Mémoire (n°002, n°003, n°004). Le site de l’Anneau étant ouvert toute la journée, vous trouverez ici des clichés pris à diverses heures.

“Pellicule mémorielle - Part I” n°001.
“Pellicule mémorielle - Part I” n°002.
“Pellicule mémorielle - Part I” n°003.
“Pellicule mémorielle - Part I” n°004.

Informations pratiques

Nécropole Notre-Dame-De-Lorette

2 Place de Notre Dame de Lorette,

62153 Ablain-Saint-Nazaire

  • Octobre à mars : 9h – 16h30
  • Avril à mai : 9h – 17h30
  • Juin à août : 9h – 18h30
  • Septembre : 9h – 17h30

Anneau de la Mémoire

D58E3, Chemin du mont de Lorette,

62153 Ablain-Saint-Nazaire

Entrée libre, mise en lumière tous les jours jusqu’à 23h.

Et ci-dessous, retrouvez quelques-unes des sources qui ont permis d’agrémenter le texte de cet article :

Le site vaut vraiment le coup d’être visité, ne serait-ce que pour l’Anneau de la Mémoire qui est vraiment impressionnant. Je vous prépare une nouvelle série photo sur un autre monument mémoriel de la région d’Arras, je ne vous en dis pas plus pour le moment.

Merci de m’avoir lu. N’hésitez pas à partager en commentaire vos impressions sur cette série de photos.

À bientôt sur le blog,

Julien.

Remarque
Cet article est paru la première fois sur julienbesnier.fr

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